À quarante-huit heures du discours solennel du président de la République sur l’état de la nation devant le Parlement réuni en congrès, les députés nationaux du parti politique Ensemble pour la République ont, dans un communiqué publié ce lundi, exprimé leur opposition au projet de réforme constitutionnelle proposé par le président de la République.
« Aucun article de la Constitution en vigueur n’empêche le président de la République et sa majorité de résoudre les problèmes graves et urgents auxquels notre pays est confronté, notamment : rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national, ce qui passe par une meilleure prise en charge de l’armée et de la police, augmenter les salaires des enseignants et des médecins, et améliorer le social des Congolais… », ont-ils souligné.
Ces députés nationaux accusent Tshisekedi de prendre la Constitution comme « bouc-émissaire pour justifier l’échec de sa gouvernance. »
En suite, ils ont également dénoncé une « dérive dictatoriale » grave du pouvoir en place, marquée par le musellement de l’opposition et de la presse : assassinats, arrestations, interdictions, montage de dossiers judiciaires, menaces, corruption, etc.
Sur ce, ils sont revenus sur les propos du Président de la République, qui a menacé de poursuites judiciaires contre tous ceux qui s’opposeraient à sa démarche.
Jevic Ebondo