Une nouvelle coalition politique appelée « Les Forces politiques et sociales contre la dictature et le changement de la Constitution » a été officiellement lancée ce mercredi à Kinshasa.
Elle est composée des figures majeures de l’opposition telles que Martin Fayulu, Augustin Matata Ponyo, Moïse Katumbi et Joseph Kabila. Cette plateforme a pour principal objectif de contrer toute initiative visant à changer la Constitution de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration commune lue par Emmanuel Ramazani Shadari entouré des secrétaires généraux des partis d’opposition, l’opposition s’est fermement positionnée contre ce qu’elle considère comme des manœuvres du régime actuel pour prolonger le mandat du président Félix Antoine Tshisekedi.
« À l’unisson, disons haut et fort : pas de changement de Constitution, pas de troisième mandat pour monsieur Tshilombo ou qui que ce soit, pas de présidence à vie en RDC ! », a déclaré ce proche de Kabila.
L’opposition insiste sur la nécessité pour le chef de l’État de respecter son serment constitutionnel, soulignant qu’il est possible d’améliorer les conditions de vie des Congolais sans toucher à la Constitution.
« Aucune disposition de la Constitution n’empêche Monsieur Tshisekedi Tshilombo d’améliorer les conditions sociales du peuple congolais… », ont-ils indiqué.
Les leaders ont appelé le régime à concentrer ses efforts sur des priorités telles que l’accès à l’eau potable, à l’électricité, la stabilisation de l’économie, et la rémunération décente des fonctionnaires.
Les membres de la plateforme ont également dénoncé ce qu’ils qualifient de répression politique croissante sous le régime Tshisekedi.
« La répression contre l’opposition a conduit jusqu’à l’ignoble assassinat de l’honorable Chérubin Okende ; les violations des droits humains, le tribalisme, le népotisme, les arrestations arbitraires, et les détentions illégales sont devenus des faits quotidiens », ont-ils dénoncé.
Des exemples de personnalités emprisonnées, telles que Seth Kikuni, Jean-Marc Kabund et Mike Mukebay, ont été cités pour illustrer ces allégations.
Lors d’un déclaration à Lubumbashi samedi, le président Félix Tshisekedi a défendu sa position en faveur d’une éventuelle révision constitutionnelle, précisant qu’il personne ne pourra lui en empêcher.
Jevic Ebondo (stagiaire)