Le ministre d’Etat en charge de la Justice, Constant Mutamba dit n’avoir pas lancé une campagne contre les homosexuels.
Ce mercredi devant la presse, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « campagne montée de toutes pièces par les ennemis des africains, des ennemis des congolais ».
Dans une note adressée au Procureur général près la Cour de cassation quelques jours après son entrée en fonction, Constant Mutamba avait ordonné des poursuites contre toute personne « faisant l’apologie de l’homosexualité et autres pratiques déviantes».
Cette démarche avait suscité des vives protestations des organisations de défense des droits de l’Homme. Pour Mutamba, il s’agissait plutôt d’une mauvaise interprétation alors que sa décision ne s’attaquait pas « singulièrement » aux homosexuels, mais visait l’éradication des « antivaleurs » propagées à la voie publique et à la télévision.
Le garde des sceaux a ainsi invité les uns et les autres, insistant sur le caractère intime de la sexualité. « Que ce soient les hétérosexuels, que ce soient les homosexuels, tous doivent faire leurs pratiques dans leurs maisons. Il est hors de question d’accepter que nos enfants puissent reproduire les antivaleurs à partir de la télé », a expliqué Constant Mutamba.
En RDC, le Code de la famille ne reconnaît que le mariage entre personnes adultes de sexes opposés. La RDC est l’un des pays africains qui ne criminalisent pas l’homosexualité.
Yvette Ditshima