Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, s’est exprimé lundi lors d’un briefing presse à Lubumbashi, abordant notamment les tensions autour du projet de révision constitutionnelle proposé par le président Félix Tshisekedi.
Muyaya a dénoncé la politisation de ce débat par les opposants et certains mouvements citoyens, estimant qu’on prête au chef de l’État des intentions qu’il n’a jamais jamais partagées .
« Le Président de la République a encore 4 ans. Il faut arrêter de lui prêter des intentions », a-t-il déclaré.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’un débat serein, il a exhorté les opposants à ne pas s’inquiéter soulignant qu’ils pourront s’ils veulent, participer activement à la commission attendue pour réfléchir à une réforme constitutionnelle adaptée aux réalités du pays.
« Ceux qui disent non à la révision constitutionnelle devraient faire prévaloir leur position au sein de cette commission », a-t-il proposé.
Muyaya a également regretté l’attitude de certains acteurs politiques, qu’il accuse d’agir avec « haine et aigreurs » , et a rappelé que la révision de certains aspects de la Constitution, comme la suppression du deuxième tour à l’élection présidentielle, a déjà été réclamée par de nombreux leaders politiques par le passé.
« Ce que je vois, c’est un acharnement sur le président de la République parce que , par le passé , tout le monde a réclamé de retourner cette Constitution, ne fut-ce que aborder le deuxième tour à l’élection présidentielle », a souligné Patrick Muyaya.
Le projet de réforme continue de susciter des réactions dans le paysage politique congolais.
Japhet Mukoko (stagiaire)