Depuis l’Azerbaïdjan, où elle prend part à la COP29, Judith Suminwa a réagi au débat sur la révision de la Constitution de la République Démocratique du Congo. Selon elle, l’article 89 de la Constitution prévoit explicitement la possibilité de la révision, soulignant que ce n’est ni le président ni elle-même qui décident, mais la Constitution en elle-même qui institue cette procédure.
« La révision de la Constitution elle est instituée par l’article 89 de cette même constitution, ce n’est pas moi qui le dit, ce n’est pas le Président de la République qui le dit, mais c’est la Constitution elle-même qui le dit », a-t-elle justifié.
Sauf que l’article 89 évoqué stipule plutôt que des « émoluments et à la liste civile du président de la République qui « sont fixés par la loi de finances.»
L’actuelle loi fondamentale évoque les questions de révision dans ses articles 218, 2019 et 2020.
Par ailleurs, Judith Suminwa ne se trompe pas quand elle rappelle que le président Félix Tshisekedi avait annoncé la mise en place d’une commission nationale pour réfléchir à la révision constitutionnelle.
Parallèlement, à Kinshasa, la plateforme « Sursaut national », opposée à toute révision, a annoncé une mobilisation pour sensibiliser l’opinion publique contre cette initiative. Leur campagne, intitulée « Ne touchez pas à ma Constitution », se déroulera de 9h à 17h, empruntant les avenues Kasa-Vubu et Bongolo, avant de se terminer à la place Victoire, dans la commune de Kalamu.
Le 22 octobre dernier à Kisangani, le président de la République s’est exprimé en faveur de la révision de la Constitution, ce qui a ravivé un débat houleux dans l’opinion publique congolaise, avec des avis partagés sur la question.
Jevic Ebondo (stagiaire)