Le porte-parole du Secrétaire général de Nations-Unies, Stéphane Dujarric, a annoncé vendredi, dans une note à la presse, le rapatriement des casques bleus du contingent sud-africain de la Mission d’observation des Nations-Unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO) accusés de fautes graves à Béni, au Nord-Kivu.
Le porte-parole d’Antonio Guterres a expliqué que cette décision a été prise en « raison de la très grande gravité des allégations et des graves manquements constatés dans l’exercice du commandement et du contrôle ».
« L’ONU a décidé de rapatrier immédiatement les neuf membres du contingent et un officier supérieur de l’armée et a demandé le remplacement des deux autres officiers supérieurs de l’armée », a déclaré Stéphane Dujarric.
La MONUSCO a pris ce mercredi des mesures énergiques en réponse aux allégations d’exploitation, d’abus et d’agressions sexuels de la part de membres du contingent militaire sud-africain.
Les neuf membres du contingent sud-africain déployés dans l’est du pays ont été vus après les heures de couvre-feu dans des bars interdits, connus comme des lieux où se déroulent des relations sexuelles transactionnelles « strictement interdites par les normes de conduite de l’ONU ».
L’ONU dit avoir notifié les autorités sud-africaines qui, de leur part, ont indiqué leur pleine coopération, notamment à travers le déploiement d’un enquêteur national.
Djo Kabika