La représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, Bintou Keita a échangé jeudi 7 septembre avec une délégation du Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila.
Les discussions entre Bintou Keita et la délégation conduite par le candidat malheureux de dernières élections, Emmanuel Shadary, ont été axé notamment sur le processus électoral en cours dans le pays.
La délégation du FCC a réitéré sa position quant à l’exigence d’une « Commission électorale nationale indépendante (Ceni) inclusive, une cour constitutionnelle équilibrée et une loi électorale beaucoup plus équitable. »
Aussi, se sont-ils opposés à la tenue des élections en décembre prochain sans les territoires de Masisi et Rutshuru au Nord-Kivu ainsi celui de Kwamouth dans la province de Mai-Ndombe.
En effet, ces trois territoires n’ont pas été concernés par les opérations d’identification et enrôlement des électeurs suite à l’insécurité persistante liée à des conflits armés. Dans le fichier électoral confectionné en juin dernier, la Ceni a tout de même réservé des sièges pour les trois territoires.
La situation sécuritaire et humanitaire, les droits de l’Homme et le mandat de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO) ont également fait objet des échanges entre ces personnalités.
Sur la question des droits de l’homme, le FCC a appelé à la sécurisation des opposants qui, de leur point de vue, sont « souvent menacés, persécutés et d’autres mis arbitrairement en détention ».
Cette rencontre s’est tenue dans le cadre des consultations entamées par la représentante d’Antonio Guterres dans le pays en prévision de l’assemblée générale de l’ONU qui doit se réunir d’ici la fin de ce mois de septembre.
Djo Kabika