La circulaire d’Augustin Kabuya, diffusée le weekend pour sensibiliser les bases de l’UDPS à une révision constitutionnelle, a suffi pour ressusciter les dissensions internes au sein du parti présidentiel. Dimanche, Déogratias Bizibu a contesté à la fois la démarche et la qualité de Kabuya d’engager l’UDPS.
Celui qui a été désigné, il y a quelques semaines, secrétaire général intérimaire de l’UDPS par la Convention démocratique du parti (CDP) a, devant les militant des fédérations de Lukunga, qualifié la démarche de Kabuya d’une « opinion personnelle » qui n’engage nullement la ligne offi-cielle du parti.
« Il n’a pas qualité d’engager l’UDPS. Il s’est exprimé en tant que député national et il en a le droit », a estimé celui qui se considère comme véritable chef du parti présidentiel.
Pour Bizibu, le temps où quelqu’un pouvait décider au nom de l’UDPS sans en avoir qualité est désormais révolu. Pour lui, toute démarche allant dans le sens d’une campagne pour la révision de la Constitution doit être précédée d’une consultation des organes et structures du parti, y compris la haute autorité de l’UDPS, Félix Tshisekedi.
« Avant de décider quoi que ce soit, nous devons nous mettre autour d’une table pour discuter. Notre parti, c’est l’UDPS/Tshisekedi et nous avons notre autorité de référence, Félix Tshisekedi. Mais comment pouvons-nous décider ainsi sans demander son avis ? Pour qu’une telle démarche soit prise au sein de l’UDPS, nous devons réunir les organes et structures du parti, notamment la présidence du parti, la CDP et la CEP, etc. La haute autorité de référence du parti, Félix Tshisekedi, qui est le président du parti empêché, doit également être consultée. Après cette concertation, nous allons annoncer la position de l’UDPS », a-t-il indiqué.
Ce nouvel épisode vient ainsi ramener en avant plan le débat sur la légitimité de Kabuya alors que Marthe Kasalu avait pu désamorcer une bombe prête à exploser le 7 septembre avec une confrontation en vue entre les camps Bizibu et Kabuya. A l’époque, il a été décidé d’attendre le retour de Félix Tshisekedi au pays pour statuer sur la question. Depuis, l’affaire n’a plus évolué.
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