La question de la révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter des débats houleux, notamment depuis qu’elle a été évoquée à Kisangani par le président Tshisekedi. Le Comité Laïc de Coordination (CLC) a pris une position ferme contre ce projet.
Dans un communiqué publié mardi dernier, signé par Isidore Ndaywel, figure centrale de la structure, le CLC juge qu’une telle initiative est inopportune dans le contexte actuel, rejoignant ainsi la position des évêques de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO).
Selon le CLC, lancer un débat constitutionnel, en plus des défis militaires, humanitaires, et sociaux, risquerait de déstabiliser davantage le pays alors que les « blessures électorales ne sont pas totalement cicatrisées ».
La structure catholique considère que l’ouverture de ce front pourrait fragiliser les institutions et la société, et préconise plutôt un dialogue structuré entre les forces politiques et sociales pour définir des objectifs clairs.
Cette déclaration fait écho à celle de la CENCO, par l’intermédiaire de Mgr Nshole, qui a également exprimé des réserves quant à un changement de la Constitution.
Jevic Ebondo (stagiaire)