L’Association congolaise de droit constitutionnel (ACDC) a salué la démarche du Chef de l’État, qui consiste à mettre en place une commission multidisciplinaire l’année prochaine pour statuer sur la révision ou le changement de la Constitution.
Dans une déclaration samedi, cette association composée de professeurs de droit constitutionnel tels que Jean-Louis Esambo et Evariste Boshab se tient à la disposition de la Nation pour le grand débat qui s’annonce.
L’ACDC indique que ses membres « ne se laisseront guider que par le seul intérêt du peuple congolais et ne donneront d’avis que ceux qu’ils croient vrais, justes et objectifs en âme et conscience.»
Cependant, cette démarche ne fait pas l’unanimité. Quelques heures après cette déclaration, Laurent Onyemba, un membre de cette structure, s’est désolidarisé de cette déclaration.
« Tout en étant membre de l’Association congolaise de droit constitutionnel, je me désolidarise de cette initiative en raison de mes valeurs scientifiques. Je n’ai pas signé mon adhésion pour apporter un soutien à l’initiative du Chef de l’État visant à changer la Constitution », a souligné ce membre du parti de Moïse Katumbi.
Alors que la question de la révision ou du changement de la Constitution suscite un débat houleux dans l’opinion, ce samedi à Isiro, le président de la République, Félix Tshisekedi, a renouvelé son vœu de toucher à la loi fondamentale.
« Il est de votre droit de penser à la révision de la Constitution de votre pays. Méfiez-vous des discours de certains politiciens et hommes d’Église, parfois mal intentionnés… Il appartiendra au peuple de se décider à travers le référendum qui sera organisé en fin de compte », a-t-il déclaré ce samedi à son arrivée à Isiro.
Jevic Ebondo (stagiaire)