Modeste Bahati Lukwebo jette l’éponge. Ce mercredi, le patron de l’AFDC-A a déposé sa démission au bureau de la chambre haute du Parlement, confirme une correspondance parvenue à Infos.cd.
« Ma démission est motivée par la recherche de la sérénité au sein de la Chambre haute du Parlement et non par aveu d’une quelconque incompétence car je me suis toujours acquitté de mes charges professionnelles correctement et en temps réel. Ceci ouvrira la voie à ceux de mes collègues prétendants et qui veulent poursuivre le travail que j’ai commencé depuis mai 2024 », explique-t-il dans sa lettre.
Modeste Bahati n’a donc pas attendu que ses collègues puissent le destituer. Une pétition, initiée par Dany Kabongo et signée par 83 sénateurs, soit la grande majorité d’élus, a été déposée lundi à l’ouverture de la session.
Sénateur de l’UDPS, Dany Kabongo. Ce dernier reproche à ce membre du présidium de l’Union sacrée l’incompétence dans ses responsabilités de deuxième vice-président de la chambre haute du Parlement.
En réalité, c’est depuis sa conférence de presse tenue début mars que Bahati n’était plus en odeur de sainteté avec l’Union sacrée, suite à ses propos sur la révision constitutionnelle. Il affirmait qu’il faudrait « changer de mentalités avant de changer la Constitution », des propos qui ont alimenté une vive polémique dans la classe politique. Son propre regroupement politique, l’AFDC-A, s’est désolidarisé de ses dires.
Malgré ses excuses, Bahati Lukwebo n’a pas échappé à la sanction.
Jevic Ebondo






