La crise sécuritaire dans la province du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, continue de produire de lourdes conséquences humanitaires, avec environ 1,2 million de déplacés internes et près de 800 000 réfugiés en Tanzanie et au Burundi, selon le gouverneur Jean-Jacques Purusi.
Ces déplacements massifs font suite à des violences marquées par des massacres, enlèvements, tortures et violences sexuelles, ayant contraint de nombreuses populations à fuir leurs localités, notamment dans la zone d’Uvira.
L’exécutif provincial a souligné que son gouvernement, en collaboration avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le génie militaire, ont engagé des opérations de sécurisation et de déminage pour faciliter le retour des populations.
Il a également annoncé qu’un processus de rapatriement progressif est en cours avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et les autorités burundaises. Une commission tripartite RDC-Burundi-HCR doit se réunir à Kalemie pour définir les modalités de retour.
Malgré ces efforts, les autorités indiquent que la vie reprend progressivement, avec la réouverture des écoles, marchés et centres de santé.
« On peut dire que la guerre est quasiment finie au Sud-Kivu », a déclaré Jean-Jacques Puruzi.
Cependant, cette dynamique reste fragile. Le mouvement rebelle M23 s’est retiré d’Uvira en janvier 2026, tout en conservant des positions dans la plaine de la Ruzizi et les hauts plateaux environnants.
Réapparu en 2021, le M23 contrôle encore plusieurs zones stratégiques du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment Goma et Bukavu. Selon plusieurs sources, ce groupe bénéficie d’un appui du Rwanda, ce que Kigali justifie par des impératifs sécuritaires.
Yvette Ditshima






