Dans une tribune publiée ce vendredi, le PCA de Cobil, Thierry Monsenepwo, n’a pas épargné Corneille Nangaa, ancien président de la CENI devenu opposant, qui se fait remarquer ces derniers jours par des sorties virulentes contre le président Félix Tshisekedi et son régime.
D’entrée de jeu, Thierry Mosenepwo pose : « personne ne doit rien à Corneille Nangaa », présenté par une certaine opinion comme auteur de la victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle de 2018 pour avoir « falsifier » les résultats aux dépens de Martin Fayulu.
Une opinion rejetée par Monsenepwo qui affirme que Félix Tshisekedi avait bel et bien été « élu par le peuple congolais » pour se « débarrasser de la gestion calamiteuse du FCC ».
« A l’époque leader du plus grand parti de l’opposition, le candidat de l’UDPS à la présidentielle de 2018 n’est pas de ceux qui pourraient être soupçonnés d’entretenir des accointances incestueuses avec Corneille Nangaa. Il est de notoriété publique que lorsque l’actuel Président de la République s’engageait dans la compétition pour le top job, il ne connaissait Corneille Nangaa ni d’Adam ni d’Ève », a avancé Monsenepwo.
Et d’avancer :
« La preuve en est que l’UDPS n’avait jamais épargné l’alors Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), soupçonné, non sans raison, de rouler pour le régime de Joseph Kabila dont Félix Tshisekedi était le plus farouche des opposants ».
Pour ce fils idéologique de Lambert Mende, Félix Tshisekedi est « un homme qui ne s’accommode pas de la compromission ». Par conséquent, il est faux de croire que Félix Tshisekedi n’a pas gagné les élections de 2018.
« Felix-Antoine Tshisekedi ne doit donc absolument rien à un prétendu faiseur de roi avec lequel il n’a de toute évidence pas d’atomes crochus », a soutenu Thierry Mosenepwo, qui laisse croire que l’Union sacrée de la nation, famille politique de Félix Tshisekedi, n’a pas voulu accueillir dans ses rangs Corneille Nangaa.
C’est ce qui expliquerait sa « haine viscérale contre les animateurs des institutions », particulièrement Félix Tshisekedi.
Yvette Ditshima