L’on est encore loin du bout du tunnel à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Alors qu’une accalmie pouvait s’observer depuis l’éclatement de la crise interne, la Convention démocratique du parti (CDP) s’est réunie ce dimanche à la paroisse catholique Sainte Anne de la Gombe.
Verdict de la session extraordinaire : la destitution d’Augustin Kabuya de son poste de secrétaire général de l’UDPS.
Il est reproché à l’homme fort du parti présidentiel plusieurs griefs : « usurpation du pouvoir », « violation des statuts du parti », « dédoublement des structures du parti », « tribalisme», « régionalisme », « despotisme » ou encore «tyrannie».
Deogratias Bizibu a été désigné pour assurer l’intérim durant six mois en tant que secrétaire général.
Par ailleurs, la CDP a recommandé la mise en place d’une commission d’audit de la gestion administrative et financière du parti depuis 2019.
« C’est un grand jour qui signifie le début de la renaissance du parti », a déclaré le député André Mbata.
La CDP reunit des hauts cadres de ce parti, dont le secrétaire général, les députés nationaux et sénateurs élus sur la liste de l’UDPS.
Pas sûr qu’Augustin Kabuya ne se plie à cette décision qui est loin de faire l’unanimité parmi les cadres du parti. Le secrétaire général de l’UDPS peut aussi compter sur un autre groupe de cadres qui peuvent à tout moment convoquer une réunion de la CDP et consolider son pouvoir.
Le parti présidentiel est secoué depuis plus d’un mois par une crise interne. Tout est parti d’une démarche de l’ancien ministre de la Santé et ancien secrétaire général adjoint, Eteni Longondo, qui exigeait l’organisation d’un nouveau congrès pour réorganiser le parti.
En début de semaine, Félix Tshisekedi s’était pour la première fois prononcé sur cette crise interne. Le chef de l’État avait parlé de « chocs des idées » et s’était dit confiant que tout allait bientôt rentrer dans l’ordre au sein de sa formation politique.
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