Le Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a décidé mercredi de l’exclusion de Mukuna Kabongo Hubert, Lokuli Lokokaki Joseph, Minga Misha Jean-Lucien et Bomba Ngila Augustin.
Mukuna et compagnie sont accusés d’avoir « tenu, le 11 juillet dernier à Kinshasa, un congrès dans le but de remplacer le président du parti ».
En effet, le siège du président de l’UDPS est resté vacant depuis le départ de Jean-Marc en début d’année dernière. Celui-ci occupait ce poste à titre intérimaire après l’élection de Félix Tshisekedi, président élu de l’UDPS lors du dernier congrès en mars 2018, à la magistrature suprême.
A en croire Augustin Kabuya, ce groupe de frondeurs voulait profiter de cette vacance pour organiser un congrès et placer Hubert Mukuna à la tête du parti présidentiel.
Ce qui constitue « des faits graves de violation des statuts et du règlement intérieur du parti ».
Aussi, Mukuna et ses compagnons sont accusés d’avoir saisi, le 26 juillet, la Banque centrale du Congo et ont tenté de bloquer les comptes bancaires du parti au pouvoir, UDPS/Tshisekedi.
Ces faits, souligne la correspondance de Kabuya dont copie est parvenue à INFOS.CD, ne relèvent statutairement pas de leur compétence et sont constitutifs des manquements.
Ainsi, a-t-il décidé de leur exclusion en guise de sanction conformément aux textes régissant le parti tshisekediste.
A quelques mois des élections quasi-générales, l’UDPS semble être déchirée par des querelles intestines.
La semaine dernière, une commission ad hoc de discipline, instaurée par Joseph Lokoni Lokokaki et Jean-Lucien Minga, respectivement président et secrétaire de cette sous-structure, avait suspendu le SG Augustin Kabuya, Jacquemain Shabani, président de la centrale électorale du parti, et Peter Kazadi, actuellement membre du gouvernement.
En novembre de l’année dernière, Victor Wakwenda, alors président de la Commission de discipline, avait osé destituer Augustin Kabuya de ses fonctions de secrétaire général de l’UDPS pour « violation des textes et la folie du pouvoir ».
Wakwenda, qui avait fini par mordre la poussière, avait été arrêté et placé en détention, avant d’être relâché quelques jours après.
Djo Kabika