Le ministre des Transports, Voie de communication et Désenclavement a chiffré à 743 000 dollars, la somme que doit débourser le gouvernement en vue d’achever les travaux de construction de deux baliseurs d’affluents de la Régie des voies fluviales (RVF) à Kindu (Maniema) et Kongolo (Tanganyika).
Ces travaux, initiés dans le cadre du projet de transport multimodal de la Banque mondiale, ont connu un coup d’arrêt depuis le 30 juin 2018, après l’expiration de son délai.
Quatre ans après, Chérubin Okende [Photo] a remis ce dossier sur la table du gouvernement. INFOS.CD a consulté en exclusivité sa note d’information présentée lors de la dernière réunion du Conseil des ministres.
Pour Okende, il est « impératif » d’achever la construction de ces bateaux, car cela « a suscité un grand espoir au sein de la population pour un balisage efficient de ces biefs fluviaux, car pareille action ne s’est pas réalisées dans ces contrées, il y a plus de trois décennies ». Et bénéficie de « l’approbation des populations bénéficiaires ».
Il a renseigné qu’en perspective de la reprise des travaux de construction de ces deux bateaux, une commission interministérielle (Primature, Budget et Transports) a été mise en place et a conduit une mission à Kongolo et à Kindu.


« A l’issue de ladite mission, il a été établi que les baliseurs sont encore à quai, leurs travaux exécutés à 87,1% pour Kongolo et 90,77% pour Kindu. Au retour de la mission, JGH [la société danoise qui exécutait ces travaux] a décidé de ne plus continuer les travaux d’achèvement. Il a dès lors été décidé que la RVF et le consultant individuel recruté jadis dans le cadre du projet puissent terminer les travaux », insiste Okende, avant de s’adresser particulièrement à Tshisekedi, démontrant aussi bien les dividendes sociaux que politiques de l’achèvement des travaux de construction de ces deux baliseurs.
« L’achèvement de la construction de ces bateaux procède de l’effort de matérialiser votre vision pour l’édification d’un Etat prospère et solidaire. Sans nul doute, cette réalisation induira une adhésion massive des populations riveraines des provinces du Tanganyika et du Maniema à votre souci pour leur bien-être à travers le développement économique et social », a-t-il soutenu, non sans le prier « d’instruire le ministre des Finances de libérer les fonds nécessaires dans les meilleurs délais » et le rassurer que ces bateaux seront opérationnels « trois mois suivant la reprise des travaux ».
Laurent Omba