Selon les études menées par des chercheurs de l’Université de Bahir Dar et Gondar sur l’efficacité et l’authenticité de médicaments vendus sur le continent, il est prouvé que 22 % seraient soit « falsifiés soit de qualité inférieure à un médicament générique homologué».
Les résultats de cette étude viennent corroborer ceux publiés en 2022 par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Selon les Nations unies, plus de 100 mille personnes meurent chaque année en Afrique de la consommation des médicaments contrefaits.
Parmi les médicaments décriés, l’on cite les antibiotiques, les antipaludiques et les médicaments antiparasitaires (anthelminthiques et antiprotozoaires). À en croire notre source.
Au niveau des pays, le Nigeria est pointé du doigt, avec 75 % de ciprofloxacine et de métronidazole jugés de « qualité inférieure aux exigences médicales ».
En RDC, la régularisation du secteur pharmaceutique pose également un problème. Selon l’Ordre des pharmaciens, le pays compte au moins 195 distributeurs privés des médicaments et des produits de santé dans tout le pays, mais tous ne sont pas certifiés selon les normes de l’OMS.
Le pays dispose d’au moins 45 usines pharmaceutiques.
Giscard Havril Mane