Le gouvernement de la République, par la voix du ministre de la Santé, Dr. Roger Kamba, a lancé, ce jeudi, un message d’apaisement alors que le pays est frappé par l’épidémie de la variole du singe (Monkey pox), déclarée la veille urgence de santé publique à portée internationale.
La même épidémie frappe également une quinzaine d’autres pays africains.
En RDC, bien que des cas ont été rapportés dans toutes les 26 provinces, le ministre Kamba a estimé qu’il « n’y a rien à craindre ».
« L’OMS a déclaré une épidémie de portée internationale à cause du nombre de pays qui ont été touchés et des cas qui ont augmenté récemment », a-t-il expliqué.
Pour faire face à la recrudescence de cette épidémie, le gouvernement, a fait savoir le ministre de la Santé, a mis en place une riposte structurée autour de trois axes principaux : sensibilisation et mobilisation communautaire pour prévenir les contaminations et limiter la propagation du virus, prévention sanitaire ainsi que coordination et évaluation.
Déjà, le ministre de la Santé a annoncé l’adoption d’un plan national stratégique de vaccination contre le monkeypox et l’amélioration des protocoles et des dispositifs de surveillance aux points de contrôle et aux frontières. Pour toutes les personnes atteintes, la prise en charge est gratuite.
Le monkeypox se transmet principalement par contact direct avec les fluides corporels d’une personne ou un animal infecté ou encore à travers des objets contaminés. Récemment, il a été découvert que la maladie se transmet également par voie sexuelle. Ses symptômes sont notamment la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires mais aussi des éruptions cutanées. A ce jour, 15.664 cas potentiels et 548 décès ont été rapportés, principalement dans les provinces de l’Equateur, Sud-Kivu, Sud-Ubangi, Sankuru, Tshuapa, Mongala et Tshopo.
Yvette Ditshima