Face à la détérioration de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC), le Département d’État américain a ordonné, ce mercredi, le départ des employés gouvernementaux non urgents et de leurs familles.
Cette décision s’accompagne d’un relèvement du niveau d’alerte pour les voyages en RDC à 4, recommandant d’éviter tout déplacement en raison du conflit armé, de la criminalité, des troubles civils, des enlèvements et du terrorisme.
Dans sa note d’alerte consultée par Infos.cd, le gouvernement américain met en avant plusieurs menaces qui justifient cette décision, notamment iminalité violente, incluant vols à main armée, invasions de domicile, meurtres, agressions et viols mais également la présence des groupes armés actifs, menant régulièrement des attaques ciblant les civils, les militaires et les humanitaires, notamment dans l’Est du pays ainsi que des manifestations violentes.
Toutefois, les États-Unis préviennent que, hors de Kinshasa, l’accès aux services consulaires d’urgence pour les citoyens américains est extrêmement limité, en raison des infrastructures dégradées et des risques sécuritaires élevés.
L’ambassade des États-Unis a été attaquée mardi par des manifestants dénonçant l’agression rwandaise dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Yvette Ditshima