Dans sa Résolution au terme du XIXe Sommet de la Francophonie tenu à Paris du 4 au 5 octobre, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a condamné tout soutien extérieur apporté aux groupes armés dans l’est de la RDC.
Si l’OIF a mentionné notamment « tout appui militaire extérieur », elle n’a pas pour autant cité nommément le Rwanda qui apporte un soutien militaire aux rebelles du M23 depuis près de trois ans, tels que les confirment les différents rapports des experts des Nations unies.
Cette omission ne rencontre pas les attentes des émissaires congolais qui travaillent pour une reconnaissance internationale explicite de Kigali dans la déstabilisation de la partie est de la RDC.
La délégation congolaise rentre décidément frustrée de cette grande rencontre des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant en partage la langue française.
Le 5 octobre, le président congolais Félix Tshisekedi a boycotté le huis clos de chefs d’État et la cérémonie de clôture pour manifester sa colère face au fait qu’Emmanuel Macron n’avait pas mentionné la crise dans l’est de la RDC dans son discours d’ouverture du sommet.
Avec ses 100 millions d’habitants, la RDC est pourtant le plus grand pays francophone en termes du nombre de locuteurs de la langue française. Mentionner la crise en Ukraine ou encore au Liban sans faire allusion à celle d’un pays membre important de l’organisation est perçu comme un manquement grave, à Kinshasa.
Infos.cd