La violence urbaine continue de frapper Goma. Mardi en début de soirée, Oswald Nshuti, un vendeur de crédits téléphoniques, a été froidement abattu sur l’avenue Maniema, dans le quartier Katindo. Selon des témoins, des hommes armés ont surgi devant son point de vente et lui ont tiré dessus avant de s’emparer d’une importante somme d’argent. Grièvement blessé, il a succombé à ses blessures avant d’atteindre l’hôpital.
Le même jour, un autre drame est survenu dans le quartier Majengo, au nord de la ville. Un taximan moto a été retrouvé sans vie, son corps abandonné sur la voie publique. Les circonstances exactes de son assassinat restent floues, mais plusieurs sources évoquent un vol ayant mal tourné.
Ces meurtres s’inscrivent dans un contexte de recrudescence des actes criminels à Goma, depuis l’arrivée des rebelles de l’AFC/M23. Dans la nuit du lundi 31 mars, plusieurs quartiers, dont Ndosho, Mabanga Nord et Kyeshero, ont été ciblés par des hommes armés qui ont multiplié braquages, cambriolages et agressions. À Ndosho, une jeune femme a été grièvement blessée par balle lors d’une attaque.
L’évasion massive de plus de 4 000 détenus de la prison de Munzenze en janvier dernier a aggravé l’insécurité dans la ville, avec une montée des actes violents. Malgré les appels pressants de la population, les autorités locales peinent à restaurer l’ordre, laissant place à une inquiétude grandissante parmi les habitants.
Giscard Havril Mane