Dans un communiqué publié ce lundi, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dénonce la persécution de ses membres à Goma et Bukavu, deux grandes villes de l’est du pays passées sous contrôle du M23 soutenu par l’armée rwandaise.
« Depuis l’occupation de cette partie du pays par les troupes de l’armée rwandaise, les membres de notre parti sont systématiquement traqués, harcelés, enlevés et violentés à cause de leurs convictions et de leur coloration politique », signe Augustin Kabuya, secrétaire général du parti au pouvoir.
Trois semaines après Goma, capitale du Nord-Kivu, les rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise se sont emparés de Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu.
Ce lundi, des affrontements ont été signalés vers Kamanyola à la frontière entre la RDC, le Rwanda et le Burundi.
Lors de la prise de Gom1, le Bureau des droits de l’Homme de l’ONU avait accusé le M23 de commettre des « exécutions sommaires ».
À l’issue de la session extraordinaire du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, consacrée à la situation humanitaire en RDC, le Conseil avait décidé de la mise en place d’une Commission internationale d’enquête pour examiner les violations des droits de l’homme commises durant cette période de crise sécuritaire.
Jevic Ebondo