La Directrice du renseignement national (DNI) des États-Unis, Avril Haines, a séjourné à Kinshasa et Kigali le weekend dernier en vue de prendre langue avec Félix Tshisekedi et Paul Kagame au sujet de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Objectif : trouver une solution diplomatique au conflit.
A la tête d’une petite délégation américaine, composée de Molly Phee, secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines, et de Judd Devermont, assistant spécial du président et directeur principal du NSC pour les Affaires africaines, la cheffe des renseignements intérieurs des États-Unis a obtenu de deux Chefs d’États la promesse des « mesures de désescalade ».
Selon la Maison blanche, Félix Tshisekedi et Paul Kagame se sont engagés à « prendre des mesures spécifiques pour réduire les tensions actuelles en répondant aux préoccupations respectives de deux pays en matière de sécurité ».
Des mesures qui, selon la note de la Maison blanche, vont découler des accords antérieurs conclus avec le soutien des pays voisins dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi.
Tout en se félicitant de cette avancée, le gouvernement américain entend suivre l’évolution et soutenir les engagements pris par les deux pays « en matière de diplomatie et de renseignement, afin de favoriser une sécurité et une prospérité accrues pour les peuples congolais et rwandais ».
En début du mois, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, s’est entretenu « séparément » avec les deux présidents afin de parvenir à « une solution diplomatique » face à la recrudescence des M23 dans l’Est de la RDC. Kinshasa accuse son voisin de soutenir ce mouvement terroriste, ce que Kigali conteste.
Yvette Ditshima