Au total 207 présumés bandits urbains, arrêtés en décembre dernier lors des bouclages menés dans le cadre de l’opération Ndobo, ont comparu jeudi en audience foraine en procédure de flagrance devant les tribunaux militaires de Kinshasa-Matete et Kinshasa-N’djili.
Ces audiences marquent le lancement d’une vaste opération judiciaire contre la criminalité urbaine à Kinshasa. Elles se sont déroulées en présence du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo, ainsi que du ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, illustrant la détermination du gouvernement à endiguer le phénomène Kuluna.
Pour ce premier jour de procès consacré à l’instruction, 175 prévenus ont été présentés devant le tribunal militaire de Kinshasa-Matete, tandis que 32 autres, dont un policier et un militaire, ont comparu devant le tribunal militaire de Kinshasa-N’djili, dans le district de la Tshangu.
Les prévenus sont poursuivis notamment pour terrorisme, association de malfaiteurs, extorsion et vols à main armée. Ils ont comparu en présence de leurs plaignants, plusieurs d’entre eux ayant été victimes de coups et blessures attribués à ces présumés malfrats.
Devant les juges, les prévenus ont été présentés avec leurs pièces à conviction, notamment des machettes et des pelles, des armes blanches régulièrement utilisées lors des actes de banditisme urbain qui sèment la terreur au sein de la population kinoise.
Cette démarche, initiée par le gouvernement congolais, vise à la fois un objectif pédagogique et dissuasif, afin de freiner la recrudescence de l’insécurité dans la capitale.
Ces 207 prévenus constituent le premier groupe des 424 Kuluna interpellés par la Police nationale congolaise durant les festivités de fin d’année et présentés officiellement au vice-Premier ministre de l’Intérieur le 1ᵉʳ janvier 2026.
Hugo Matadi






