Une cinquantaine de participants ont pris part, de jeudi à vendredi à Kinshasa, à un hackathon organisé par l’institut de recherche Ebuteli autour du thème : « Service militaire obligatoire en RDC : enjeux, faisabilité et perspectives citoyennes ».
Organisés à la maison Pierre Claver, dans la commune de Gombe, ces travaux ont réuni des participants issus de différentes couches sociales, répartis en trois groupes pour analyser la proposition de loi du député Claude Misare portant sur « l’instauration du service militaire obligatoire en République démocratique du Congo ».
Les échanges ont porté sur plusieurs aspects clés, notamment le financement, les infrastructures et la qualité de la formation, dans l’objectif de produire une lecture citoyenne de cette initiative parlementaire.
Intervenant à l’issue des discussions, Florentin Mutula, collaborateur de l’auteur de la proposition, a souligné que cette démarche s’inscrit dans un contexte marqué par les enjeux sécuritaires du pays.
« Que les Congolais puissent s’en approprier pour le bien de notre pays. Il faut aussi la prise de conscience que nous devons défendre, privilégier le patriotisme », a-t-il déclaré.

Sur la question du financement, il a plaidé pour un renforcement du budget du ministère de la Défense, avec l’intégration d’une ligne dédiée au service militaire obligatoire. Il a également insisté sur la nécessité d’un encadrement strict pour prévenir d’éventuelles dérives.
De son côté, le député Aldos Tshitoko a précisé que cette proposition de loi vise davantage une formation civique et militaire qu’un enrôlement systématique dans l’armée. Il a également évoqué l’importance d’un processus de sélection rigoureux pour éviter toute infiltration.
« Les bénéficiaires de cette formation doivent brandir par exemple certains documents de l’état civil », a-t-il martelé.
Ce hackathon s’inscrit dans le cadre du programme Talatala +, une initiative d’Ebuteli visant à rapprocher les citoyens des parlementaires, en traduisant leurs préoccupations en actions concrètes au niveau législatif.
Jevic Ebondo






