Dans un contexte d’incertitude à Goma où les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont gagné du terrain ces dernières heures et devenus maîtres absolus de la capitale du Nord-Kivu, un couloir d’évacuation a été offert aux instructeurs européens pour quitter le territoire congolais.
Mercredi, plus de 300 parmi eux ont traversé la frontière pour rejoindre Gisenyi, la ville rwandaise devenue le seul point de sortie de Goma. Selon les informations recoupérs, ces militaires qui, officiellement, s’occupaient de l’entraînement de l’armée congolaise, vont directement prendre la route de Kigali afin de rejoindre leurs pays respectifs, principalement la Roumanie.
Dimanche dernier, les reporters d’Infos.cd avaient rencontré plusieurs de ces militaires européens venus s’abriter à l’hôtel Serena alors que les rebelles menaçaient de prendre la ville. À l’entrée du M23 lundi, plusieurs de ces « mercenaires » avaient capitulé, affichant des drapeaux blancs.
En RDC et dans la sous-région, la présence de ces mercenaires, dont certains sont visibles dans la garde rapprochée du président, était sujet à débat, surtout suite à leurs salaires jugés disproportionnés par certains acteurs de la Société civile au Nord-Kivu. En début d’année, le chef de l’armée de terre de l’Ouganda et fils du president Museveni leur avait posé un ultimatum pour quitter la région. Son tweet a depuis été supprimé après protestation de Kinshasa.
Selon plusieurs sources, environ 1.500 instructeurs européens, principalement des sociétés de sécurité privée étaient déployés dans l’est de la RDC.
Infos.cd