Les dépouilles mortelles de plus de 30 élèves, victimes des bombardements des rebelles du M23, sont arrivées dimanche à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, ont rapporté des sources au sein de la société civile.
Selon ces sources, tous les corps sont conservés à la morgue de l’hôpital provincial de référence de Goma en attendant l’organisation des obsèques.
Pour ces acteurs de la société, ces élèves ont droit à une « inhumation digne ». Ils ont en plus demandé aux autorités congolaises de décréter trois jours de deuil national en mémoire de ces élèves, bombardés au dernier jour de la session ordinaire de l’Examen d’État.
Cet acte constitue, selon ces acteurs de la société civile, un « crime de guerre » qui ne doit pas « demeurer impuni ». Ainsi, ils ont appelé la communauté internationale, notamment le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance, à s’investir pour que les auteurs de ce crime répondent de leur acte.
C’est le jeudi dernier à Remeka, village du groupement Ufamando en territoire de Masisi, que plus de 30 élèves ont été tués alors qu’ils passaient les dernières épreuves des Examens d’Etat.
Hugo Matadi