L’opposant congolais Jean-Marc Kabund a appelé à une désescalade immédiate dans l’Est de la République démocratique du Congo, estimant que la priorité reste la préservation des vies humaines face à la persistance des violences dans cette partie du pays.
Dans une déclaration rendue publique sur son compte X ce jeudi, le président du parti politique Alliance pour le Changement plaide pour un cessez-le-feu afin de mettre fin aux affrontements qui continuent d’endeuiller les populations.
« Crise sécuritaire dans l’Est de la RDC : nous appelons à une désescalade et à un cessez-le-feu immédiat afin de préserver des vies humaines », a-t-il déclaré.
Pour l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, la résolution durable du conflit doit avant tout passer par une solution politique.
« Combien de fois faudra-t-il encore rappeler que la solution à cette guerre est avant tout politique ? », s’est-il interrogé.
L’opposant met également en garde contre ce qu’il considère comme des calculs politiques à court terme autour de cette crise.
« Continuer à surfer sur les souffrances du peuple congolais pour des calculs de positionnement politique à très court terme est une grave erreur. Le peuple finira toujours par reprendre l’initiative et renverser la situation en sa faveur », a-t-il averti.
Dans son message, Jean-Marc Kabund appelle par ailleurs à isoler diplomatiquement le Rwanda, qu’il accuse d’être l’agresseur dans ce conflit, tout en plaidant pour l’ouverture d’un dialogue politique inclusif entre Congolais.
« Il est temps d’isoler l’agresseur, le Rwanda, en ouvrant un dialogue politique inclusif où les fils et filles du Congo se parleront, se pardonneront et reconstruiront la cohésion nationale afin de préserver ce que nous avons de plus précieux : l’intégrité territoriale de notre pays et la dignité de notre peuple », a-t-il conclu.
Cette prise de position intervient dans un contexte de poursuite des violences dans l’Est du pays, notamment dans la ville de Goma, où une attaque par drones a fait trois victimes dans la nuit de mardi à mercredi.
Yvette Ditshima






