La Mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a procédé ce mardi à la fermeture de son bureau de Bukavu, actif depuis plus de 20 ans.
Ce bureau a été le « centre névralgique des opérations » de la MONUSCO au Sud-Kivu.
Sa fermeture, explique un communiqué de presse de la mission onusienne, marque « la fin de la première phase de désengagement » des forces de cette mission.
« La MONUSCO a fait don d’actifs d’une valeur de 10 millions de dollars aux autorités de la RDC et à plusieurs partenaires congolais. La Mission a également transféré aux Forces armées de la RDC (FARDC) un héliport nouvellement construit et une base à Rutemba, près d’Uvira, d’une valeur de 1,5 million de dollars », renseigne le même communiqué de presse, non sans préciser que la cérémonie de remise de ces différents dons a eu lieu ce même mardi à Kavumu, à 32 km de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu.
En présence de la Première ministre congolaise, Judith Suminwa, la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, s’est réjouie que « le retrait des troupes et des équipements s’est déroulé de manière ordonnée ». De son avis, cette première phase de retrait de la MONUSCO est une « réussite ».
A partir du 1er juillet 2024, la mission onusienne, dont le mandat est encore valable jusque fin décembre prochain, va fonctionner avec un effectif de 11.500 militaires, 600 observateurs militaires et officiers d’état-major, 443 policiers et 1.270 membres d’unités de police constituées.
Le processus de désengagement de la mission onusienne en RDC a été amorcé en janvier dernier sur base d’un plan de retrait décidé de commun accord par les deux parties.
Ce processus, qui avance vers son achèvement complet, est, selon Bintoi Keita, le fruit d’un « immense effort conjoint avec le gouvernement de la RDC ».
Ce dernier, désormais, est le seul responsable de la sécurité des Congolais vivant au Sud-Kivu, a relevé Keita, considérant ce moment comme « l’aube d’une nouvelle ère ».
La MONUSCO a été déployée en RDC depuis 1999.
Infos.cd