S’exprimant dans un média local ce dimanche, des responsables des structures de la société civile ont invité la communauté internationale à prendre des mesures contraignantes afin que le M23 se retire des zones qu’il occupe.
Georges Kapiamba et Jonas Tshiombela, respectivement responsable de l’Associotion congolaise d’accès à la justice (ACAJ) et de la Nouvelle société civile (NSC), invitent l’ONU et l’UA de passer au désarmement foncé.
« S’ils ne respectent pas les résolutions de Luanda, ils doivent quitter et se retirer. Il faudrait que l’Union africaine, les Nations Unies et la Communauté des États de l’Afrique de l’Est ainsi que les chefs de commandement intégré dans cette communauté puissent prendre de mesures contraignantes c’est-à-dire il faut qu’il passe maintenant à un désarmement forcé. Donc s’il ne les font pas, la force doit être utilisée contre eux », a déclaré Georges Kapiamba.
De son côté, Jonas Tshombela pense que l’on ne doit pas faire confiance aux terroristes du M23.
« Actuellement la société civile est extrêmement inquiète de l’hypocrisie des pays de la sous-région, des terroristes du M23 sont des gens ni foi, ni loi à qui il ne faut pas faire confiance. Je crois qu’on doit le contraindre maintenant par force. Nous estimons même que la Force régionale est très suspecte à partir du moment où elle occupe des portions du territoire sans contrôle des FARDC », a-t-il expliqué.
ACAJ a, pour sa part, salué la démarche du gouvernement congolais, qui continue sur la voie diplomatique.
« Il faut toujours continuer avec la ligne diplomatique. On peut bien commencer la guerre mais on ne sait pas comment elle va se terminer. S’il est encore possible de parvenir à la mise en œuvre intégrale de ses résolutions notamment le désarmement de ces membres du M23, nous pensons que c’est la bonne chose parce que cela va épargner les pertes en vies humaines et les dépenses à la RDC », indiqué Georges Kapiamba.
Le gouvernement congolais par son ministre des Affaires étrangères avait affirmé avoir pris acte du refus du M23 de se retirer des positions qu’il occupe dans le territoire de Rutshuru, en province du Nord-Kivu. La rébellion avait jusqu’au 15 janvier pour s’exécuter, selon la Résolution de Luanda.
Giscard Havril Mane