Plus de 5 000 combattants issus de groupes armés ont été désarmés, démobilisés et réinsérés dans la société grâce au Programme national de Désarmement, démobilisation, réinsertion communautaire et stabilisation (P-DDRCS) en République démocratique du Congo. L’annonce a été faite lundi à Kinshasa lors d’un briefing presse par le coordonnateur national du programme, Jean de Dieu Ntanga.
« Depuis que nous avons pris la tête de ce programme, nous avons accompli un certain nombre d’actions, notamment le désarmement de pratiquement 4.875 combattants jusqu’à fin février. Nos opérations sont toujours en cours et nous avons déjà dépassé plus de 5.000 personnes traitées », a-t-il déclaré.
Selon lui, le processus commence par le désarmement, consistant à récupérer les armes détenues par les membres des groupes armés, avant leur démobilisation et leur réinsertion dans la vie civile.
« Démobiliser ces combattants, c’est leur offrir de nouvelles alternatives socio-économiques afin qu’ils puissent produire des biens et services, répondre aux besoins de leurs communautés et générer un revenu pour subvenir à leurs propres besoins », a expliqué Jean de Dieu Ntanga.
Le coordonnateur national du P-DDRCS a également précisé que le programme repose sur une organisation structurée comprenant un comité national de pilotage, un comité technique chargé des décisions ainsi qu’une coordination exécutive relayée dans les provinces et les territoires.
Concernant la couverture géographique, le programme est actuellement opérationnel dans six provinces, à savoir l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema, le Tanganyika ainsi que dans la ville-province de Kinshasa, notamment dans la zone de Maluku, avec un déploiement en cours vers le Maï-Ndombe.
« La stratégie nationale découle de l’ordonnance n°21-038 du 4 juillet 2021, qui définit la méthodologie et la mise en œuvre du programme. Nous commençons par la sensibilisation et les dialogues avec les groupes armés, qui sont ensuite profilés, identifiés, biométrisés et reçoivent une carte. Leurs armes sont tracées et stockées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) », a-t-il détaillé.
Sur le plan statistique, Jean de Dieu Ntanga a indiqué que 1.546 combattants ont été traités dans l’Ituri, 838 dans le Nord-Kivu, 653 dans le Tanganyika et 151 à la frontière entre Kinshasa et Maï-Ndombe, soit un total de 3.188 démobilisés sur l’année. Avec les deux premiers mois de 2025, ce chiffre a atteint 4.875, avant de dépasser aujourd’hui la barre de 5.000.
Le programme a également permis de récupérer près de 1.000 armes certifiées et stockées par les FARDC, environ 5.000 munitions de différents calibres, 40 explosifs ainsi que plusieurs effets militaires, en plus des armes traditionnelles et blanches.
Yvette Ditshima





