Un cadre permanent de concertation pour la gestion de la crise sécuritaire a été mis en place dans la province du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a annoncé le gouverneur Jean-Jacques Purusi lors d’un briefing presse jeudi à Kinshasa.
Selon lui, ce mécanisme regroupe plusieurs forces vives, notamment les volontaires pour la défense de la patrie, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les services de sécurité, la Fédération des entreprises du Congo (FEC), ainsi que des représentants des femmes et des jeunes.
« Les membres de ce cadre se réunissent toutes les deux semaines afin d’analyser les défis auxquels la province est confrontée et d’y apporter des solutions adaptées », a précisé le gouverneur.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans l’Est du pays, où plusieurs groupes armés continuent d’opérer.
Face à cette situation, les autorités congolaises tentent de renforcer la présence de l’État et de restaurer l’autorité publique dans les zones affectées. Le gouverneur a notamment cité le système « Nyumbakumi » qui a également été relancé pour renforcer la sécurité de proximité et la cohésion sociale.
Malgré ces efforts, la situation sécuritaire reste fragile. Le mouvement rebelle M23 s’est retiré d’Uvira en janvier 2026, tout en maintenant des positions dans la plaine de la Ruzizi et dans les hauts plateaux au sud-ouest de la ville.
Yvette Ditshima






