Les zones d’ombre demeurent plus d’une semaine après les incidents à la prison centrale de Makala qui a fait au moins 129 morts, selon les chiffres officiels.
De retour d’une mission en Chine, le président Tshisekedi a convoqué d’urgence une réunion extraordinaire du Conseil des ministres largement consacrée à cet « événement inacceptable ».
Dans sa communication, Félix Tshisekedi a rappelé que « toute vie humaine est sacrée et mérite toute attention ». Il a chargé le ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani et son collègue de la Justice Constant Mutamba de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour parachever le rétablissement de l’ordre à la prison centrale de Makala ». Cela passe notamment par un « contrôle total et permanent de la situation » par les Forces de défense et de sécurité en association avec les équipes régulières de la prison « afin de prévenir toute nouvelle tentative de ce genre ».
En attendant de recevoir endéans une semaine les conclusions de l’enquête en cours pour en savoir plus sur les causes exactes de cet incident, Félix Tshisekedi n’a pas exclu « l’hypothèse d’une main noire tendant à saper les efforts du gouvernement ».
Une autre tentative du genre a été maitrisée, le 7 septembre, à Bunia, souligne-t-il.
Face à cette éventualité d’une « main noire », le Chef de l’État congolais a recommandé une vigilance accrue de la part des Forces de sécurité.
Yvette Ditshima