Quinze ex-agents du Bureau central de coordination (BCECO), licenciés entre juin 2022 et mars 2023, réclament en vain le paiement de leurs décomptes finals.
La direction générale refuse de les payer au motif qu’ils travaillaient en qualité de consultants, malgré qu’ils ont fait entre 15 et 20 ans de service dans cette agence du ministère des Finances.
Dans une correspondance du 24 août, l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) avait demandé à Jean Mabi Mulumba, le directeur général du BCECO, de « privilégier un règlement à l’amiable de ce litige en prenant toutes les dispositions nécessaires pour payer les décomptes finals desdits argents ».
Un appel reçu par l’intéressé comme une « ingérence dans les affaires internes », selon une correspondance envoyée le 30 août à ACAJ et signée par le directeur administratif et financier du BCECO.
En réponse, le 6 septembre, ACAJ a rappelé à Mabi Mulumba que sa démarche s’inscrit dans un « esprit constructif et impartial, en vue de favoriser une résolution pacifique du conflit et la préservation de la paix sociale au sein de votre institution ».
Cette organisation de la société civile invite le numéro un du BCECO à « reconsidérer sa position et de faire preuve d’ouverture et de dialogue envers ses anciens salariés».
Ces derniers accusent Jean Mabi Mulumba d’avoir signé une rupture de contrats unilatérale et de se livrer au « népotisme » et au « clientélisme».
Infos.cd