Les enseignants des écoles primaires publiques sont en grève générale depuis le 2 septembre, date de la rentrée scolaire.
Dans un communiqué parvenu ce samedi à Infos.cd, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) estime que la suspension des cours dans les écoles primaires hypothèque « gravement » l’avenir du pays.
« Plus revoltant encore, le gouvernement congolais, qui se montre incapable de garantir l’effectivité de la rentrée scolaire, s’illustre par la répression des mobilisations pacifiques réclamant la reprise des cours », regrette cette structure
Le 7 octobre dernier à Matadi, des élèves qui manifestaient pour la reprise des cours avaient été violemment dispersés par des forces de l’ordre qui ont utilisé les balles réelles. L’un des policiers qui avait tiré sur la foule a été condamné à cinq ans de prison. Ce que salue la Lucha.
Le mouvement citoyen appelle à une action immédiate du gouvernement, tout en exigeant la reprise des cours par la satisfaction des revendications salariales légitimes des enseignants.
Sinon, d’ici le 2 novembre 2024, des actions de grande envergure seront menées, avertit la Lucha.
Yvette Ditshima