Les victimes de la guerre des six jours ayant opposé sur le sol congolais les armées rwandaise et ougandaise en juin 2000, ont tenu jeudi un sit-in devant le siège du gouvernorat de la province de la Tshopo.
Objectif : réclamer indemnités et réparation des atrocités subies lors de cette guerre.
Ce sit-in est la énième manifestation organisée par des associations des victimes de la guerre des Six jours depuis que l’Ouganda a versé à l’Etat congolais, en septembre dernier, la somme de 365 millions de dollars à titre d’amende lui infligée par la Cour internationale de justice.
Sylvain Lotika secrétaire, d’une de ces associations, AVGA, a fait savoir qu’une délégation séjourne à Kinshasa pour plaider la même cause.
Depuis septembre 2022, a-t-il accusé, aucune action de réparation n’a été entreprise par les autorités.
« Tant que cette situation n’est pas prise en compte, le rassemblement des membres se poursuivra jusqu’à obtenir gain de cause », a prévenu Sylvain Lotika.
Du 5 au 10 juin 2000, la ville de Kisangani avait été le théâtre des affrontements entre les armées ougandaise et rwandaise. Ces affrontements ont fait plus de 1000 morts, 3000 blessés et des dégâts matériels énormes.
En décembre 2005, la Cour internationale de justice avait condamné l’Ouganda à dédommager la RDC des violations de droits humains commises sur son sol entre 1998 et 2003, y compris les crimes de Kisangani.
Gladys Bokeme