L’hôpital général de référence de Nyiragongo, déplacé de Kibumba à Munigi à cause des combats entre les FARDC et les rebelles du M23, fait face à une menace de déguerpissement. La structure n’a pas payé quatre mois de loyer, a déclaré son médecin directeur, le Dr Josué Badyambila, à l’Agence congolaise de presse (ACP).
Cet hôpital joue un rôle crucial en soignant gratuitement les déplacés ayant fui les affrontements. Depuis son transfert, il opère dans un espace privé surnommé « Ebola », à Munigi, mais le propriétaire exige le paiement des arriérés de loyer.
« On avait payé la location qui couvre une période d’une année grâce aux partenaires comme l’UNICEF et l’AOF. Malheureusement, depuis juin, quatre mois impayés nous sommes menacés de déguerpir par le propriétaire », a expliqué le Dr Badyambila.
Selon le médecin chef de zone de santé de Nyiragongo, toutes les tentatives pour résoudre ce problème ont échoué. Il a notamment signalé que des inspecteurs provinciaux s’étaient rendus sur place pour examiner la situation, sans résultat jusqu’à présent.
« Nous avons échangé avec la conseillère chargée de la Santé au niveau provincial sur ce dossier qui est à sa table jusqu’à présent ; également les inspecteurs de la DGR-NK ont effectué une mission sur le lieu pour s’enquérir de la régularité des taxas locatives mais jusque-là, pas d’écho favorable », a-t-il souligné.
La fermeture de l’hôpital aurait des conséquences désastreuses pour les déplacés de guerre, qui dépendent de cette structure pour des soins gratuits.
« Nous demandons aux autorités de s’impliquer pour trouver des solutions car cet hôpital est menacé de fermer ses portes », a plaidé le médecin chef de zone.
Avant l’installation de l’hôpital à Munigi, un protocole d’accord avait été signé entre la zone de santé, la division provinciale de santé et le propriétaire des lieux. Cependant, l’accord reste partiellement appliqué, laissant l’hôpital dans une situation précaire.
Giscard Havril Mane