Sur la Toile, la polémique a enflé ces derniers jours au sujet de l’abbé Blaise Kanda, prêtre du diocèse de Mbuji-Mayi, réputé pour ses prédications poignantes sur les réseaux sociaux et ses accrochages avec le pasteur Marcelo Tunasi, très critique vis-à-vis de la doctrine catholique.
A l’origine de la polémique, une photo montrant le curé de la paroisse universitaire Notre-Dame de l’Espérance entouré d’une dame, de deux petites filles et d’un petit garçon, tous de rose vêtus, qui formeraient le foyer de l’abbé Blaise Kanda.
Sauf que l’interprétation de cette image singulière est erronée.
En effet, cette photo a été prise le dimanche 10 mars dernier qui a coïncidé avec le quatrième dimanche de Carême dit dimanche de Laetare qui signifie « Réjouissez-vous ».
Dans la tradition catholique, au quatrième dimanche de Carême, le prêtre met une chasuble rose pour inviter à une « réjouissance anticipative de la Pâques ».
C’est dans ce contexte que l’abbé Blaise Kanda a demandé aux fidèles de sa paroisse de Mbuji-Mayi de se mettre en rose quoi qu’aucune disposition liturgique catholique impose cela aux laïcs, a appris Infos.cd
Friand des réseaux sociaux, l’abbé Kanda s’est donné d’immortaliser ce jour de « joie » en posant aux côtés des fidèles de sa paroisse.
En témoigne, plus de 200 photos publiées sur le mur Facebook de l’abbé Blaise Kanda.
Ce dimanche-là donc, la paroisse universitaire Notre-Dame de l’Espérance avait enfilé du rose. Son curé, au-delà de la chasuble, avait également opté pour une tenue civile en rose.
Toutefois, la polémique, devenue virale sur les réseaux sociaux, a eu l’effet de relancer le débat sur le célibat des prêtres, nombreux d’entre eux étant accusés (à tort ou à raison) de violer ce serment solennellement prêté au moment de l’ordination presbytérale.
Le Vatican s’est toujours montré ferme vis-à-vis de cette règle formalisée lors du deuxième concile de La Latran au XIIe siècle.
Laurent Omba