Le gouvernement congolais veut étendre les activités de Trans Académia dans d’autres provinces du pays. Dans cette perspective, 12 chefs-lieux sont concernés par la première phase de l’extension des activités de cette société de transport commis à la mobilité des étudiants congolais.
C’est ce qui ressort de la dernière réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi. Selon le compte rendu de cette réunion, Jean-Pierre Bemba, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, a brossé, dans une note d’information, l’état des lieux du déploiement des bus Trans Académia en provinces.
Le plan de déploiement évoque des critères d’éligibilité des chefs-lieux pour bénéficier des activités de Trans Academia. Parmi ces critères, l’effectif de la population estudiantine, le nombre d’institutions d’enseignement supérieur et universitaire, les infrastructures routières praticables ainsi que la couverture internet et de téléphone mobile.
Partant de ce critère, a fait savoir Bemba, les capitales provinciales suivantes ont été retenues pour la première phase de déploiement de Trans Academia : Matadi, Mbandaka, Lubumbashi, Kolwezi, Kananga, Mbuji-Mayi, Kikwit, Bandundu, Bukavu, Goma, Kisangani et Kindu.
Par ailleurs, a-t-il noté, pour assurer le succès de ce déploiement, le gouvernement doit de répondre préalablement à plusieurs besoins. Notamment l’acquisition de nouveaux bus, réalisation des études de configuration du réseau académique et du plan opérationnel avant l’installation des agences provinciales, la mise à disposition d’un espace aménagé pour servir de garage et d’un bureau pour l’agence provinciale, le recrutement du personnel qui doit se faire au niveau local.
Une année après sa création, Trans Académia éprouve d’énormes difficultés pour son fonctionnement. Des travailleurs impayés ont plusieurs fois manifesté et initié des mouvements de grève. Pour tenter de renflouer les caisses de cette entreprise publique, les bus, quoi que destinés au transport des seuls étudiants, sont parfois commis au transport en commun assurant les liaisons entre Kinshasa et Matadi, selon les informations récemment rapportées par la radio Top Congo. Aussi, il est maintes fois décrié le manque d’approvisionnement en carburant.
Giscard Havril Mane