Ce samedi 12 octobre 2024, l’église Kimbanguiste à travers le monde, commémore le 73ème anniversaire du décès du prophète Simon Kimbangu.
Incarnation du Saint-Esprit promis par Jésus-Christ à ses disciples, selon la théologie Kimbanguiste, ce grand prédicateur est né, selon plusieurs écrivains, le 12 septembre 1887 au village Nkamba, au Congo-Belge (actuelle République Démocratique du Congo), et est mort le 12 octobre 1951 à Elisabethville (actuel Lubumbashi). Il était un prédicateur qualifié à tort de prophète et fondateur du kimbanguisme le 6 avril 1921 à Nkamba.
Cette religion est enseignée et pratiquée par l’Église kimbangiste. Bien que la prédication de Kimbangu n’ait pas de contenu politique affirmé, il prédit néanmoins l’indépendance du Congo et la constitution du Royaume Kongo, prophétisant la « dipanda dianzole » (deuxième indépendance en kikongo). Les autorités belges, alertées par les missionnaires catholiques et protestants, le font arrêter, ainsi que ses plus proches fidèles, en septembre 1921.
Simon Kimbangu s’est converti au baptisme en 1951. Il devient alors catéchiste puis reçoit une vision divine lui ordonnant d’aller prêcher et guérir les malades. L’histoire veut qu’il guérisse une jeune femme par imposition des mains dans son village natal de Nkamba. Il acquiert ensuite la réputation de ressusciter les morts et attire à ses prêches des milliers d’auditeurs.
On le surnomme alors « ngunza », traduction en kikongo de « prophète » dans la version baptiste de la Bible. Le même 12 octobre fut né son petit-fils, Papa Simon Kimbangu Kiangani, actuel représentant légal de l’église Kimbanguiste. C’est donc un double événement qui se célèbre à Nkanga, Nouvelle Jérusalem.
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