Un groupe d’activistes a exprimé son mécontentement, lundi, suite à une publication d’un ordre de mission collectif désignant 19 personnes pour représenter la Tshopo au conclave du Conseil national de la jeunesse, prévu du 17 au 19 décembre à Kinshasa.
Dans leur déclaration, ces activistes dénoncent une politisation croissante des organisations de la jeunesse et fustigent ce qu’ils qualifient « d’instrumentalisation » des jeunes à des fins partisanes. Pour eux, le Conseil national de la jeunesse devrait prioriser les questions majeures telles que la structuration et l’autonomisation de la jeunesse congolaise, aujourd’hui victime de la misère.
La délégation désignée est constituée de membres du Conseil provincial, présidents des organisations de la jeunesse territoriales et urbaines, représentants des étudiants et des mouvements citoyens et des églises.
Pour les activistes, cette composition soulève des inquiétudes quant à la neutralité vides organisations censées porter les aspirations des jeunes de manière indépendante.
Cependant, ced activistes appellent au gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, l’exhortant à éviter toute démarche susceptible de manipuler les mouvements de jeunes à des fins politiques. Ils demandent à l’autorité provinciale de garantir un environnement propice où les organisations de jeunes agissent en toute liberté et indépendance pour promouvoir les intérêts collectifs.
Abordant le débat sur une éventuelle révision ou modification de la Constitution, les activistes réaffirment leur engagement à défendre l’actuelle loi fondamentale, qu’ils considèrent comme un symbole majeur de l’alternance démocratique obtenue après de nombreux sacrifices.
Jevic Ebondo