Enterrer dignement ses proches dans la capitale, c’est surtout une question de moyens. Il faut dépenser jusqu’à plus de 10 mille dollars, selon les catégories, pour enterrer un mort dans ces cimetières qui offrent une sécurité qui n’existent plus dans des nécropoles publiques.
Aux cimetières «Entre ciel et terre» par exemple, il faut dépenser entre 1.790 dollars et 6.590 dollars, selon les catégories, pour acheter un caveau. Cela, sans compter d’autres services funéraires connexes (corbillard, porteurs, sécurité, cercueil local…).
Comme Entre ciel et Terre, ils sont nombreux des cimetières « VIP » qui voient le jour ces dernières années à Kinshasa.
Il faut dire que le marché est florissant alors que la quasi-totalité de cimetières publiques est officiellement fermée faute d’espaces. Mais aussi n’offre pas un minimum de sécurité quant à la préservation des sépulcres, menacés à la fois par la spoliation mais aussi par le phénomène des superpositions des tombes.
Le souvenir d’un être cher n’a pas de prix
Vers la frontière entre Kinshasa et le Kongo Central, plusieurs cimetières privés comme le Chemin de paradis ou encore Kimberley proposent cette sécurité mais à des prix pas accessibles à toutes les bourses. Il y a aussi le cimetière Kimberley, à quelques minutes de la cité de Kasangulu.

Mais parfois, les familles n’ont pas le choix : le souvenir d’un être chère n’a pas de prix. Si dans des cimetières publiques comme Kintambo, Kinkole, Kinsuka, Kimbanseke, des familles peinent à retrouver leurs disparus au moment des visites, chez les privés, ce problème ne se pose pas.
Yvette Ditshima