Le dimanche 15 août 2021 marque le retour des talibans au pouvoir à Kaboul en Afghanistan. Une reconquête qui intervient après des longues années d’instabilité instaurée par les puissances étrangères qui voulaient imposer le modèle démocratique à ce peuple ayant au contraire une vision islamiste de la gestion de leur État.
Divers organismes internationaux ont toujours pointé du doigt les États-Unis d’Amérique et la Communauté Internationale en dénonçant leur ingérence dans les affaires intérieures de l’Afghanistan.
Selon une certaine opinion, la main noire des américains serait due à la richesse pétrolière que regorge ce territoire situé entre l’Asie centrale et l’Asie du Sud.
Les différents locataires qui ont défilé à la maison Blanche ont toujours été accusés de soutenir l’Afghanistan, en lui fournissant depuis 20 ans, un soutien financier qui lui permet de tenir malgré de nombreuses confrontations de guerre contre les talibans. Et cela, sans compter le soutien militaire.
La situation actuelle, selon certains analystes, traduirait l’échec de la Communauté Internationale et des États-Unis dans ce processus. Et surtout en tenant compte de toutes les manigances observées dans cette affaire qui a causé beaucoup de pertes en vies humaines.
C’est aussi la panique totale du côté des étrangers, notamment français et américains. Une situation qui a poussé les Présidents de ces deux nations à organiser, aussitôt, le rapatriement de ses ressortissants.
Sans plus tarder, le Président Joe Biden a dépêché ses équipes pour un secours précipité de ses compatriotes de Kaboul, totalement encerclé par les talibans.
À cet effet, le successeur de Donald Trump avait à cette même occasion avertie les talibans contre toute forme d’agression contre son peuple.
L’ex-Président de l’Afghanistan, Ashraf Ghani, est lui-même contraint de négocier avec les occupants pour une transition de pouvoir de manière pacifique.
Face à l’imbroglio qui s’installe dans le pays, l’Etat chinois dénonce ce qu’il qualifie de « pagaille laissée par les américains » en Afghanistan.
Guillaume Mavudila