La 46ème édition de la Foire internationale du Congo Kinshasa (FICKIN) lancée depuis le 21 décembre 2024, permet aux nombreuses entreprises privées et publiques d’exposer et de faire la promotion de leurs activités.
Parmi elles, le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC), dont le stand reste attractif dans cette édition. Ce service public lié au ministère des Mines est l’autorité de certification des substances minérales en République démocratique du Congo. Il profite de ce marché pour promouvoir la valorisation des ressources minérales de la RDC.
Crée en 2009, cet établissement public est actuellement géré par Freddy Muamba Kanyinku, son directeur général. Il a entre autres comme attributions l’expertise du diamant, l’Or, ainsi que d’autres substances précieuses et semi-précieuses. Elle s’occupe aussi de la certification et du contrôle de tous les minerais et capitaux voués à l’exportation, de la lutte contre la fraude minière, de la promotion de l’industrie diamantaire et minérale congolaise, de la formation des évaluateurs de la RDC.
« Nous avons le pouvoir ou la compétence légale sur l’ensemble de mécanismes, procédures et procédés visant à établir la nature, les caractéristiques physiques et/ou chimiques, l’origine et la provenance légale et illicite des substances minérales, et ce, conformément aux normes nationales, régionales et internationales en la matière, prenant en compte à la fois le suivi et la traçabilité des substances minérales tout au long de la chaîne d’approvisionnement », explique un expert du CEEC.
Ce centre encadre plusieurs filières du secteur minier congolais. Entre autres, la filière du cuivre et Cncobalt, du diamant et pierres des couleurs, ainsi que celle des métaux, a-t-il souligné avant d’ajouter :
« Aucun opérateur ou investisseur minier n’a le droit d’exploiter, exporter ou vendre des minerais congolais sans obtenir le certificat du CEEC, au risque d’être poursuivi ou assimilé au fraudeur. Donc, nous avons la mission d’encadrer tous les minerais de notre pays qui partent à l’étranger ».
L’achat, l’exportation et la vente des minerais congolais sont liés à l’obtention préalable d’un certificat. Et ce, selon le minerai que veut un opérateur minier. Trois types de certificat sont pour ce faire octroyés par le CEEC : le certificat de la CIRGL, qui concerne la certification de l’Or et métaux (y compris les métaux dérivés), la cassitérité ( y compris les métaux dérivés), minéraux, minerais et minéraux concentrés contenant de l’étain; le Wolframite et le Coltan.
Le certificat du processus de Kimberley, lié aux diamants bruts, produits ou en transit en RDC; enfin, le certificat d’origine à l’exportation qui concerne des substances minérales précieuses et semi-précieuses.
Des sous-produits désormais évalués
Contrairement aux années antérieures, la RDC par l’Autorité de certification des substances minérales évalue désormais des sous-produits issus desdits minerais, a indiqué notre notre source. Ce laboratoire d’évaluation se trouve à Musompo, dans la province du Lualaba.
Giscard Havril Mane