Dans une interview accordée au média Actualite.cd, Jean-Claude Mputu, porte-parole de la coalition de la société civile Congo n’est pas à vendre (CNPAV), a affirmé que depuis l’accord entre le gouvernement et le Groupe Ventora, Dan Gertler a, « en plus de 2 milliards qu’il déjà empoché, touché plus de 60 millions de dollars avec les royalties et cela va encore continuer pendant au moins 10 ans. »
La réaction du Groupe Ventora ne s’est pas fait attendre.
Dans un communiqué de presse signé ce mercredi par son service de communication, le Groupe Ventora dément ce qu’il qualifie d’« énormités ».
Bien plus, il promet d’engager des poursuites judiciaires pour « imputations dommageables. »
« Ces déclarations mensongères faites par Monsieur Mputu dans ce média sont constitutifs de l’infraction d’imputations dommageables. Du fait que ces déclarations sont faites sur un média congolais, nous avons décidé d’engager des poursuites judiciaires afin d’obtenir une condamnation avec des dommages et intérêts. Il faut que cesse ce genre de déclarations loufoques à la recherche du sensationnel, qui nuisent à la réputation et pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur une personne qui n’a eu de cesse à vous inviter à discuter en toute transparence », peut-on lire dans le communiqué.
Le gouvernement congolais et le Groupe Ventora de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler ont conclu en février 2022 un accord à l’amiable permettant à l’État congolais de récupérer des actifs miniers et pétroliers estimés à 2 milliards de dollars.
Le contenu de cet accord publié en fin de l’année a été pourtant salué par une bonne partie de la société civile dont le très critique Observatoire de la dépense publique (ODEP) ou encore l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) qui ne cessent de demander au gouvernement américain de lever ainsi des sanctions contre l’homme d’affaires israélien.
Socrate Nsimba