La corruption a fait perdre environ un milliard de dollars au Trésor public entre janvier et juin 2024. C’est le principal renseignement extrait du bulletin trimestriel « Kanyaka Rushwa », publié mardi à Kinshasa par le consortium le Congo n’est pas à vendre (CNPAV).
Cette somme est le total du manque à gagner cumulé avec la dizaine de cas de corruption monitoré par CNPAV qui entend, par son rapport, « éveiller les consciences des dirigeants à tous les niveaux pour les amener à prendre les mesures idoines et à décourager des cas de corruption à travers le pays ».
Jimmy Kande, membre du comité de pilotage de ce consortium, a dit attendre des autorités judiciaires l’ouverture des enquêtes après ces révélations dans le but de mettre la main sur les corrupteurs et les corrompus.
Jimmy Kande a également appelé à l’implication de tous les Congolais dans le combat contre ce fléau qui gangrène la société et qui est un frein au développement du pays et au bien-être collectif. Cette population soupire, selon lui, après des réponses face aux multiples affaires de corruption et détournement décriées ces dernières années.
Riche sur le papier, la RDC est comptée aujourd’hui parmi les pays les moins nantis du monde, avec une population qui vit, pour la plupart, sous les seuil de pauvreté. Pour CNPAV, lutter contre la corruption aura l’avantage d’amorcer une vraie redistribution des ressources avec des fonds publics injectés dans l’amélioration des conditions de vies de la population.
« La jouissance de ces ressources naturelles doit cesser d’être une manne uniquement captée depuis l’indépendance par une élite prédatrice retractée dans la politique », a tapé du poing le CNPAV.
Ayant pour devise « La corruption tue », CNPAV milite pour l’éradication de ce fléau en RDC, convaincu que celle-ci n’est pas une fatalité. Le consortium regroupe à ce jour une quinzaine d’associations congolaises et non-congolaises œuvrant dans la lutte contre la corruption.
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