La problématique des calculs rénaux, connus médicalement sous le nom de lithiase urinaire, a été au centre d’une journée scientifique organisée mardi à Kinshasa. Des médecins et chercheurs se sont réunis pour réfléchir aux approches de prise en charge de cette pathologie qui touche de nombreuses personnes, souvent sans qu’elles en aient conscience.
Les travaux se sont déroulés à l’Hôpital militaire de la Garde républicaine du camp colonel Tshatshi, situé dans la commune de Ngaliema, à l’initiative du Collège de recherche médicale en collaboration avec le département d’urologie de cet établissement.
Placée sous le thème « La prise en charge de l’obstruction du haut de l’appareil urinaire sur lithiase », cette rencontre a permis aux intervenants et spécialistes d’échanger sur les conséquences de cette affection et les moyens de mieux la prévenir et la traiter.
Dans son intervention, le Dr Mafuta a rappelé que la lithiase urinaire constitue aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique. Selon lui, un grand nombre de personnes vivent avec des calculs rénaux sans le savoir. Ces formations solides, assimilées à des pierres, se développent dans les reins ou dans les uretères, les conduits qui relient les reins à la vessie.

Face à ce risque, les médecins ont insisté sur l’importance de la prévention, notamment à travers des gestes simples du quotidien. Dans un environnement chaud comme celui de Kinshasa, où les pertes d’eau par transpiration sont importantes, l’hydratation apparaît comme un facteur essentiel pour limiter la formation de calculs.
Les spécialistes recommandent ainsi de boire régulièrement de l’eau et d’atteindre une consommation quotidienne d’environ deux à trois litres afin de réduire les risques.

La néphrologue Nyangwile Sarah, qui s’est exprimée sur les conséquences des lithiases urinaires sur la fonction rénale, a pour sa part souligné que la prise en charge de cette maladie nécessite une approche multidisciplinaire. Elle peut mobiliser plusieurs domaines, notamment la médecine, la chirurgie, la biologie et la nutrition.
Selon elle, lorsque les calculs provoquent une colique rénale sans complication, un traitement à base d’anti-inflammatoires non stéroïdiens peut suffire à soulager le patient. Toutefois, ce traitement doit s’accompagner de mesures hygiéno-diététiques appropriées.
La spécialiste a également insisté sur la nécessité d’un suivi médical régulier après la guérison, rappelant que les calculs urinaires ont tendance à réapparaître chez certains patients. Dans ce contexte, une hydratation suffisante et une attention particulière portée à l’alimentation demeurent essentielles pour éviter les récidives.
La journée scientifique a été ouverte par le colonel médecin François Mbuyu Kyata, commandant du groupement médical de la Garde républicaine et directeur de l’hôpital militaire du camp colonel Tshatshi.
Dans son allocution, il a souligné l’importance de la recherche scientifique dans l’amélioration de la qualité des soins de santé. Selon lui, les avancées médicales reposent largement sur les travaux de recherche et les échanges entre professionnels de la santé, surtout dans un contexte marqué par de nombreux défis sanitaires.
Les organisateurs ont également mis en avant les capacités techniques de l’Hôpital militaire de la Garde républicaine du camp colonel Tshatshi, qui dispose d’équipements modernes destinés au diagnostic et au traitement des patients. L’établissement est notamment doté d’une unité d’hémodialyse, d’un laboratoire performant ainsi que d’un centre d’imagerie et de diagnostic spécialisé dans la détection des lithiases.
D’après l’administrateur gestionnaire central de l’hôpital, Mongane Ferdinand, ces infrastructures permettent d’assurer la prise en charge des malades dans de bonnes conditions, qu’ils soient militaires ou civils, l’hôpital étant ouvert à l’ensemble de la population congolaise.
Giscard Havril Mane






