Le parti Nouvel Élan d’Adolphe Muzito a réaffirmé ce dimanche son soutien au projet de changement de la Constitution, à l’occasion d’une activité de sensibilisation organisée au terrain Assossa, dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa.
Cette rencontre, qui a marqué la première grande sortie politique du parti pour l’année 2026, a rassemblé plusieurs cadres et militants venus notamment des districts de la Funa, de la Lukunga, de la Mont-Amba et de la Tshangu.
Au cours de cette mobilisation, les membres de Nouvel Élan ont renouvelé leur soutien aux institutions de la République ainsi qu’aux Forces armées de la RDC (FARDC), engagées dans les opérations sécuritaires à l’Est du pays.
Prenant la parole devant les militants, le secrétaire général du parti, Blanchard Mongomba, a défendu l’idée d’un changement de la Constitution, estimant que la loi fondamentale actuelle ne serait pas l’émanation directe de la volonté populaire.
« La Constitution actuelle est l’œuvre des belligérants. La personne qui l’avait signée, donc l’ancien président, n’était même pas élue et ne représentait pas le peuple », a déclaré le secrétaire général de Nouvel Élan.
Blanchard Mongomba a également rappelé que l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), alors dirigée par Étienne Tshisekedi, avait refusé de participer au référendum constitutionnel de 2005.
« Même l’UDPS avait refusé à l’époque de voter cette Constitution parce qu’il estimait qu’elle ne reflétait pas réellement la volonté du peuple », a-t-il affirmé.
Pour le secrétaire général de Nouvel Élan, le débat autour du changement de la Constitution doit rester démocratique et ouvert à toutes les opinions.
« Dans un pays démocratique, il est permis qu’il y ait des avis contraires sur un sujet qui touche la vie de la nation. Mais au final, c’est au peuple de décider », a-t-il soutenu.
Le parti d’Adolphe Muzito affirme par ailleurs disposer de plusieurs propositions concernant les réformes à intégrer dans une éventuelle nouvelle Constitution, qu’il souhaite voir élaborée sur base d’une démarche populaire.
Hugo Matadi






