Au total, 190.504 patients ont déjà bénéficié des consultations médicales à l’hôpital militaire de la Garde républicaine (HMGR) du camp colonel Tshatshi en 35 mois d’activités, selon le docteur Ferdinand Mongane, administrateur gestionnaire central de cette structure hospitalière.
Ces chiffres ont été révélés lors d’une campagne gratuite de prise en charge des plaies complexes et de cicatrisation organisée au sein de l’hôpital avec l’appui du Comité de coordination des activités médicales et humanitaires (CCAMH), une structure soutenue par le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.
Depuis son inauguration par le Président Félix Tshisekedi en avril 2023, l’hôpital militaire du camp Tshatshi connaît une activité soutenue, portée notamment par la gratuité des soins accordés aux militaires ainsi qu’à leurs familles.
Selon le docteur Ferdinand Mongane, plus de 41.500 actes médicaux ont également été réalisés gratuitement au profit des militaires et de leurs dépendants, traduisant, selon lui, la volonté des autorités congolaises de renforcer la prise en charge sanitaire des forces armées.
Des milliers d’accouchements gratuits
L’établissement sanitaire s’est également engagé dans la mise en œuvre de la Couverture santé universelle (CSU), particulièrement à travers la gratuité des accouchements.
D’après les statistiques communiquées par l’hôpital, 5.846 accouchements gratuits ont été enregistrés entre septembre 2023 et mars 2026 dans le cadre du programme initié par le Chef de l’État.
Créé pour renforcer les interventions médicales humanitaires à travers le pays, le CCAMH coordonne notamment les missions médicales spécialisées, les campagnes de dépistage, le déploiement des équipes sanitaires ainsi que le transfert de compétences entre médecins congolais et experts de la diaspora.
« Il n’est plus nécessaire d’aller se faire soigner à l’étranger »
Au-delà des statistiques, l’hôpital militaire Tshatshi mise également sur l’expertise locale et le retour de spécialistes formés dans de grandes universités étrangères.
Le docteur Francine Ilela, spécialiste en pédiatrie et néonatologie, estime que l’établissement dispose aujourd’hui d’un plateau technique capable de rivaliser avec plusieurs structures hospitalières étrangères.
Selon elle, de nombreux patients continuent de se rendre à l’étranger faute d’informations suffisantes sur les capacités réelles des hôpitaux congolais.
Même constat du côté du docteur Vicky Tshimanga, pneumologue formé en Italie après plusieurs années de carrière en Europe. Le spécialiste affirme avoir quitté son poste dans un hôpital public italien afin de mettre son expertise au service des patients congolais.
Pour ce médecin spécialiste des maladies respiratoires, le défi du système sanitaire congolais peut être relevé grâce à l’implication des professionnels de santé et à la confiance de la population envers les structures médicales locales.
Une structure hospitalière en pleine affirmation
Avec l’organisation régulière de campagnes médicales spécialisées, l’arrivée de médecins issus de la diaspora et l’amélioration progressive des équipements, l’hôpital militaire du camp Tshatshi s’impose progressivement comme l’un des centres hospitaliers stratégiques de Kinshasa.
Giscard Havril Mane






