Une semaine après la publication, par la CENI, de la liste provisoire des candidats à la présidentielle de décembre prochain, la Cour constitutionnelle va entamer ce vendredi l’examen de différents contentieux enrôlés par son greffier.
Selon l’extrait de rôle publié mercredi, la Haute cour a enregistré au moins 12 affaires dans le cadre des contentieux électoraux pour la présidentielle.
Elle va appeler ces 12 affaires dans son audience publique de ce vendredi qui commencera à 11h.
Deux parmi les 24 candidats retenus par la CENI vont particulièrement attirer l’attention de l’opinion lors de l’examen de ces contentieux. Tant leurs dossiers font l’objet de sollicitation pour invalidation.
L’un, c’est Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession. Il est attaqué par un autre candidat président de la République, Seth Kikuni, pour « défaut de qualité ». Selon Kikuni qui évoque le principe de l’immuabilité du nom en droit congolais, le président sortant avait postulé et remporté la présidentielle de 2018 sous l’identité de Tshisekedi Tshilombo Félix, alors qu’en 2023, il se présente comme Tshisekedi Tshilombo Félix-Antoine.
L’autre, c’est Moïse Katumbi, président d’Ensemble pour la République, qui doit se battre contre deux requêtes en invalidation de sa candidature provenant de Tshivuadi Mansanga et de Noël Tshiani. Les deux en veulent à Katumbi notamment pour « défaut de nationalité congolaise d’origine ».
Selon Tshiani, le président d’Ensemble avait renoncé à la nationalité congolaise dès lors qu’il avait adopté la nationalité italienne. Des allégations rejetées par le camp Katumbi qui brandit une note officielle des autorités italiennes affirmant que l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga n’a jamais revêtu de nationalité italienne.
La liste définitive des candidats est attendue le 18 novembre prochain après examen de tous les contentieux à la Cour constitutionnelle.
Laurent Omba